Coffrets visuel et jauges
Le coffret qui affiche le niveau des cuves et reporte les alarmes de surremplissage et de fuite. C'est l'équipement qui protège la nappe phréatique, et il se pose au centimètre près.
Une station-service est un site classé : certaines zones interdisent le matériel électrique ordinaire, et une alarme doit se reporter au bon endroit. C'est le chantier sur lequel j'ai appris le métier, et celui qui a formé ma façon de travailler partout ailleurs.
Quatre familles de travaux reviennent sur chaque site : le contrôle des cuves, l'éclairage, les automates de paiement et la mise en sécurité.
Le coffret qui affiche le niveau des cuves et reporte les alarmes de surremplissage et de fuite. C'est l'équipement qui protège la nappe phréatique, et il se pose au centimètre près.
L'éclairage de l'auvent, du totem de prix et de la piste. On passe en LED pilotée, parce qu'une station éclairée vingt-quatre heures sur vingt-quatre consomme toute l'année.
Alimentation des automates, des pistolets, du lavage et des bornes de gonflage. Chaque équipement part sur sa propre protection, repérée au tableau général.
Une station ne ferme pas pendant les travaux, ou alors le moins longtemps possible. Tout s'organise autour de cette contrainte.
Relevé du tableau général, des zones classées et des équipements en place. On définit ensemble ce qui peut se faire piste ouverte et ce qui impose une coupure.
Consignation, balisage, condamnation des circuits concernés. Sur un site où circulent du carburant et des véhicules, cette étape ne se raccourcit pas.
Pose, raccordement, repérage. Le matériel installé en zone classée porte son marquage, et les références figurent sur le dossier remis en fin de chantier.
Essais des reports d'alarme, contrôle de l'éclairage, vérification des automates avec l'exploitant. La piste rouvre quand tout a été testé, pas avant.
Autour des points de dépotage et de distribution, l'atmosphère peut devenir explosive. La réglementation ATEX définit des zones, et chacune impose son matériel.
| Zone | Ce qu'elle couvre | Matériel admis |
|---|---|---|
| Zone 0 | L'intérieur des cuves et des canalisations | Matériel de catégorie 1, très rarement présent |
| Zone 1 | Le voisinage immédiat des évents et des bouches de dépotage | Matériel certifié ATEX de catégorie 2 |
| Zone 2 | Le pourtour des îlots et des pistolets | Matériel certifié ATEX de catégorie 3 |
| Hors zone | Boutique, auvent au-delà du périmètre, local technique | Matériel électrique classique |
Un luminaire ordinaire posé en zone 2 n'est pas un détail administratif : c'est une source d'inflammation à quelques mètres d'une vapeur de carburant. C'est aussi la raison pour laquelle le repérage du tableau compte autant ici que l'exécution.
Sur un site classé, le chantier ne s'arrête pas au dernier serrage. Trois éléments sont remis, et ils servent au contrôle comme à l'exploitation.
Chaque départ est identifié, écrit, et correspond à un équipement précis de la piste. L'exploitant retrouve le bon disjoncteur sans appeler personne.
Les certificats du matériel posé en zone classée, avec son marquage. C'est ce que demande le bureau de contrôle lors de la vérification périodique.
Reports d'alarme testés un par un, éclairage contrôlé, automates vérifiés avec l'exploitant. Un report d'alarme qu'on n'a pas déclenché est un report dont on ne sait rien.
C'est lui qui affiche le niveau de chaque cuve et qui déclenche l'alarme en cas de surremplissage ou de fuite. Sur une station, c'est l'équipement dont dépend la protection du sol et de la nappe.
Sa pose demande trois choses : un emplacement visible depuis le point de dépotage, un câblage repéré jusqu'à chaque sonde, et des reports testés un par un. Une sonde inversée au raccordement donne une alarme fausse, et une alarme fausse finit par ne plus être écoutée.
C'est le même soin que j'applique ensuite au tableau électrique d'une maison. L'échelle change, la méthode non.
Cliquez sur une photo pour l'agrandir.
Sur les travaux pétroliers, je me déplace sur l'ensemble du Rhône et du Nord-Isère, et au-delà selon les chantiers. Les interventions se planifient avec l'exploitant, y compris de nuit quand la piste ne peut pas fermer en journée.
Rarement en totalité. On travaille piste par piste, et seules les interventions sur le tableau général ou en zone classée imposent une coupure, qui se planifie sur les heures creuses ou de nuit.
Oui, avec le matériel certifié correspondant à la zone et les procédures de consignation associées. Les références du matériel posé figurent dans le dossier remis en fin de chantier.
Oui quand l'exploitation l'impose. C'est fréquent sur les stations d'autoroute et sur les sites poids lourds, où l'activité ne s'arrête pas en journée.
Oui, c'est une demande courante. Le passage en LED pilotée divise la consommation d'éclairage et supprime les remplacements de tubes en hauteur, qui mobilisent une nacelle à chaque fois.
Oui. On teste chaque sonde et chaque report un par un, on reprend le câblage défectueux et on consigne les essais. Un report non testé est un report dont personne ne connaît l'état réel.
La visite et le devis ne sont pas facturés. Appelez, on fixe un créneau, et vous repartez avec un chiffre détaillé poste par poste.
L'atelier est à Saint-André-la-Côte, au milieu des Monts du Lyonnais. Le cercle marque les vingt kilomètres autour, soit une demi-heure de route au plus. Chaque limite tracée sur cette carte est une vraie limite de commune.
Au-delà de ce cercle, je me déplace aussi, surtout pour les chantiers de stations-service dans le Rhône et le Nord-Isère.
Le matériel que je pose vient de chez eux. Schneider Electric pour les tableaux et les protections, Rexel, Sonepar et YESSS Électrique pour la fourniture, avec des agences assez proches du chantier pour qu'une pièce manquante ne coûte pas une journée.

Les stations-service du réseau TotalEnergies représentent une bonne part de mon activité : coffrets visuel et jauges, éclairage d'auvent, bornes de paiement et pistes de lavage. Des sites classés, où le matériel posé doit porter son marquage. Le détail sur la page travaux pétroliers.